Vous avez tapé « caméra de surveillance » sur internet et vous êtes tombé sur des dizaines de modèles, des specs incompréhensibles et des prix qui vont de 25 à 400 €. Normal de vous sentir perdu. Selon une étude 2025 sur l’équipement des foyers, seulement 7 % des foyers français sont équipés d’un système de sécurité — ce qui veut dire que la majorité d’entre vous partent de zéro. Ce guide va vous éviter les erreurs classiques que je constate régulièrement sur le terrain.
Les 4 questions à vous poser avant de choisir
- Où installer ? (intérieur, extérieur, ou les deux)
- Quel budget total ? (caméra + stockage + éventuelle installation)
- Votre wifi est-il fiable partout dans la maison ?
- Qui va consulter les images ? (smartphone, écran dédié)
Avant de comparer les caméras : définissez ce que vous voulez surveiller
Je vois trop de personnes commencer par éplucher les fiches techniques alors qu’elles n’ont pas encore répondu à la question de base : qu’est-ce que vous voulez voir exactement ? Une entrée principale ? Un jardin de 300 m² ? L’intérieur pendant vos absences ? Ces réponses conditionnent tout le reste — le type de caméra, la résolution nécessaire, et même le budget.
Prenez cinq minutes avec un plan de votre habitation. Identifiez les zones sensibles : les accès (porte d’entrée, portail, garage), les angles morts, et les espaces où vous n’avez pas de visibilité depuis l’intérieur. Dans les installations que j’ai pu observer en Île-de-France, l’erreur la plus fréquente reste de vouloir tout couvrir d’un coup plutôt que de sécuriser les points d’entrée prioritaires.
Soyons clairs : une maison de 100 m² avec jardin n’a pas les mêmes besoins qu’un appartement en ville. Et c’est justement cette différence qu’on va détailler maintenant.
Les 5 critères qui font vraiment la différence
Franchement, je pourrais vous lister 15 critères techniques. Mais dans la vraie vie, cinq suffisent pour faire un choix éclairé. Le reste, c’est du bonus. Si vous cherchez une sélection de caméras correspondant à ces critères, vous pouvez consulter securite-max.fr qui propose des modèles filtrés par usage.
Trouvez votre type de caméra en 3 questions
-
Vous vivez en appartement :
Misez sur une caméra intérieure wifi compacte. Privilégiez la discrétion et la détection intelligente pour éviter les alertes intempestives.
-
Vous avez une maison avec jardin :
Commencez par l’extérieur (entrée + arrière). Exigez un indice IP66 minimum et une vision nocturne de 15 mètres au moins.
-
Vous sécurisez un local professionnel :
Optez pour un système filaire PoE avec enregistreur dédié. La fiabilité prime sur la facilité d’installation.
-
Votre budget est serré (moins de 80 €) :
Une caméra wifi basique avec stockage carte SD fera l’affaire pour commencer. Évitez les modèles à moins de 30 € : la qualité d’image est rarement au rendez-vous.
Vous vivez en appartement : misez sur la discrétion et le wifi
En appartement, vous n’avez généralement qu’une ou deux zones à couvrir : l’entrée et éventuellement le salon. La bonne nouvelle, c’est que le wifi fonctionne bien sur ces courtes distances. Privilégiez un modèle compact (type dôme ou cube) qui se fond dans le décor. D’après les recommandations techniques 2025, la résolution Full HD (1080p) est largement suffisante pour identifier un visage dans un espace intérieur.
Ce qui compte vraiment ici, c’est la détection intelligente. Les caméras avec IA différencient une personne d’un animal ou d’un mouvement de rideau — ça évite de recevoir 50 notifications par jour pour rien.
Vous avez une maison avec jardin : l’extérieur d’abord
Mon avis : commencez toujours par l’entrée principale et le jardin arrière. Ce sont les deux points d’accès les plus utilisés par les cambrioleurs. Selon les données du marché, environ 600 intrusions par jour sont enregistrées en France — autant dire que sécuriser ces zones n’est pas du luxe.
Pour l’extérieur, deux critères non négociables : l’indice de protection IP et la vision nocturne. Un IP66 résiste à la pluie battante et à la poussière. D’après les données techniques sur les indices IP, l’IP67 ajoute une résistance à l’immersion jusqu’à un mètre pendant 30 minutes — utile si votre caméra risque de se retrouver sous un arrosage automatique mal réglé. Pour la vision nocturne, comptez une portée de 15 à 30 mètres selon les modèles haut de gamme avec capteurs infrarouges.

Vous sécurisez un local professionnel : fiabilité et stockage
Ici, pas de compromis sur la fiabilité. Le wifi, c’est pratique, mais une coupure de box et vous perdez toute la surveillance. Je recommande systématiquement le PoE (Power over Ethernet) : un seul câble pour l’alimentation et la connexion réseau. C’est plus contraignant à installer, mais c’est du solide.
Côté stockage, oubliez le cloud uniquement. Un enregistreur local (NVR) vous permet de conserver les images même en cas de panne internet. Et attention : si vous filmez des salariés, les règles CNIL sont strictes. En 2025, 104 000 € de sanctions ont été prononcées contre des entreprises pour surveillance disproportionnée.
Wifi, filaire, batterie : ce que personne ne vous dit
J’ai accompagné un voisin l’année dernière — Patrick, 52 ans, ancien électricien — qui avait acheté quatre caméras wifi identiques pour son pavillon en Essonne. Problème : deux d’entre elles, installées au fond du jardin, se déconnectaient en permanence. Le wifi 2.4 GHz a beau avoir une meilleure portée que le 5 GHz, ça ne suffit pas toujours sur 30-40 mètres avec des murs entre les deux.

Le récapitulatif ci-dessous compare les trois technologies selon des critères pratiques. Ces informations vous permettent de choisir en fonction de votre situation réelle, pas des specs marketing.
| Type | Installation | Fiabilité | Coût caché | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Wifi | Facile (pas de câble) | Dépend du signal | Aucun | Appartement, courtes distances |
| Filaire PoE | Technique (câblage) | Excellente | Switch PoE (~50-100 €) | Maison, local pro |
| Batterie | Très facile | Variable | Batteries à remplacer | Location, zone sans prise |
Pour Patrick, la solution a été d’installer un répéteur wifi et de remplacer la caméra la plus éloignée par un modèle filaire PoE. Ça lui a coûté environ 80 € de plus, mais ses quatre caméras fonctionnent enfin correctement. Cette liste n’est pas exhaustive — il existe aussi des systèmes hybrides — mais elle couvre 90 % des cas que je rencontre.
Les erreurs qui coûtent cher (et comment les éviter)
L’erreur que je vois le plus souvent : acheter une caméra « extérieure » sans vérifier son indice IP. Résultat ? Remplacement du matériel sous 6 à 12 mois. Ce constat est limité aux installations que j’ai pu observer en région parisienne, mais la qualité de l’abri de pose et l’exposition aux intempéries jouent énormément.
Autre piège classique : le stockage cloud obligatoire. Certaines marques vous vendent la caméra à prix cassé, puis vous facturent 5 à 10 € par mois pour accéder à vos propres images. Sur trois ans, ça représente 180 à 360 € — parfois plus cher que la caméra elle-même. Vérifiez toujours si le modèle accepte une carte SD ou un enregistreur local.
Un mot sur la réglementation, parce que ça aussi ça peut coûter cher. Selon les directives de la CNIL, vous n’avez pas le droit de filmer la voie publique, même pour surveiller votre voiture garée devant chez vous. Cette règle s’applique aussi au trottoir et à une partie du jardin du voisin. Orientez vos caméras vers l’intérieur de votre propriété, point final.

Le positionnement mal pensé fait aussi partie des erreurs fréquentes. C’est un peu comme les risques d’un interphone mal positionné : une hauteur inadaptée ou un angle de vue trop étroit, et vous passez à côté de l’essentiel.
Vérifiez ces 5 points avant de commander
-
Indice IP adapté à l’emplacement (IP66 minimum pour l’extérieur)
-
Portée wifi suffisante ou possibilité de raccordement filaire
-
Option stockage local (carte SD ou NVR) sans abonnement obligatoire
-
Angle de vue entre 90° et 120° pour couvrir les zones clés
-
Champ de vision limité à votre propriété (conformité CNIL)
Vos questions sur le choix d’une caméra de surveillance
Combien de caméras pour une maison de 100 m² ?
Deux à trois caméras suffisent généralement : une à l’entrée principale, une à l’arrière (jardin ou terrasse), et éventuellement une en intérieur pour les absences prolongées. Mieux vaut deux bonnes caméras bien placées que cinq modèles bas de gamme qui couvrent mal.
Peut-on installer une caméra sans wifi ?
Oui, avec un système filaire PoE ou une caméra autonome à batterie avec stockage sur carte SD. Le PoE est plus fiable pour une installation permanente ; la batterie convient pour une solution temporaire ou un logement en location.
Le stockage cloud est-il obligatoire ?
Non. Beaucoup de caméras acceptent une carte micro SD ou un enregistreur local (NVR). Le cloud est pratique pour consulter les images à distance, mais attention aux frais mensuels qui peuvent s’accumuler.
Une caméra pas chère peut-elle être fiable ?
À partir de 50-60 €, vous trouvez des modèles corrects pour l’intérieur. En dessous, la qualité d’image nocturne et la réactivité de l’application sont souvent décevantes. Pour l’extérieur, comptez plutôt 80-120 € pour un modèle vraiment résistant.
Ai-je le droit de filmer mon jardin ?
Oui, tant que le champ de vision reste limité à votre propriété. Le trottoir, la rue et le jardin du voisin sont exclus. Si votre caméra capte involontairement ces zones, vous devez la réorienter ou masquer ces parties de l’image.
Si vous hésitez encore sur le positionnement ou la couverture de votre système, une inspection professionnelle de votre maison peut vous aider à identifier les zones à risque avant de vous équiper.
La prochaine étape pour vous : avant de sortir la carte bleue, faites le tour de votre habitation avec votre smartphone et photographiez les emplacements envisagés. Vérifiez la couverture wifi à chaque point. Cette préparation de 15 minutes vous évitera des semaines de galère avec une caméra qui se déconnecte ou un angle qui ne couvre pas ce qu’il faut.
